JEAN-DANIEL ORTHLIEB

JEUDI 12 MARS, 09H45

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CV :

Docteur en Chirurgie Dentaire

Docteur en Sciences Odontologiques

Docteur d’Aix-Marseille Université

H.D.R, Professeur des Universités

Vice-Doyen chargé des enseignements Faculté d’Odontologie de Marseille – Aix-Marseille Université

Directeur du département de formation initiale –  Faculté d’Odontologie de Marseille – Aix-Marseille Université

Praticien hospitalier, responsable de l’UF Fonction-dysfonction, Pôle Odontologie, CHU Timone – APHM

Visiting Professor of Donau University – Krems – Autriche

Past-Président du Collège National d’Occlusodontologie (CNO)

Past-Président of « International Academy of Advanced Interdisciplinary Dentistry » (IAAID – ICOM)

Member of educational committee of the European Academy of Craniomandibular Disorders (EACD)

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Résumé de son intervention :

La confusion règne en maitresse dans les dysfonctionnements Temporo-mandibulaires (DTM) à commencer dans leur définition et la classification des sous-catégories. Il suffit pour s’en convaincre de lire la dernière publication du consortium « DC/TMD ». Cette présentation visera à favoriser une vision claire des DTM. Le DTM, sous-catégorie des douleurs orofaciales, est une myoathropathie de l’appareil manducateur qui peut être primaire (idiopathique = troubles d’origine fonctionnelle) ou secondaire (troubles métabolique régional ou général – systémique). L’étiopathogénie doit se comprendre dans un modèle à 3 dimensions : mécanique, psychologique, biologique. 

Le diagnostic est principalement clinique, souvent simple : bruit articulaire, algie faciale modulée par la fonction, dyscinésie mandibulaire (BAD). La prise en charge non invasive par conseils, rééducation comportementales, physiothérapie est largement efficiente. Il existe, de manière rare, toujours simple, des indications de modifications occlusales visant à favoriser les adaptations fonctionnelles. L’indication des gouttières occlusales est à la baisse. 

Les vraies difficultés thérapeutiques sont liées à la superposition d’un syndrome douloureux chronique, d’une hypervigilance, d’une occlusoconscience exacerbée, le tout souvent provoqué par des traitements mal conduits.