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ecorcheQuelle Position Mandibulaire ?

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Nos réflexions diagnostiques tout autant que nos interventions thérapeutiques sur les dents  supposent que nous soyons capables de situer ou relever une ou des positions mandibulaires de référence. « Repérer: Situer, découvrir un élément dans l’espace ou le temps. Signaler, relever une position d’un élément mobile d’un ensemble, d’un appareillage. » Larousse
La mandibule, grâce à l’originalité de sa double articulation au crâne et à ses très nombreuses insertions musculaires (muscles masticateurs, linguaux, peauciers ou de la mimique), peut prendre des positions très diverses. La gravité et la posture interviennent également dans ces positions mandibulaires; elles varient donc en permanence. Peut-on repérer des positions mandibulaires particulières pour permettre de mieux comprendre les pathologies dans lesquelles l’appareil manducateur est impliqué ou, plus prosaïquement pour en rétablir des fonctions perdues, à commencer par la mastication compromise par la perte des dents?

La restauration des arcades édentées a donc naturellement conduit les chirurgiens dentistes à identifier la position mandibulaire dans laquelle l’intercuspidation devait être rétablie. Puisque l’édentement total (ou les situations de grands édentements) ne permettait pas d’utiliser la position mandibulaire identifiée par l’engrènement dento-dentaire perdu, il a fallu trouver une position mandibulaire servant de référence. Elle a été recherchée à partir de repères anatomiques faciaux ou articulaires plus ou moins précis.  On comprend bien ici qu’il est effectivement indispensable de disposer d’une position mandibulaire stable, reproductible, et fonctionnelle si des travaux prothétiques doivent transiter entre la bouche et le laboratoire. L’exigence est la même pour l’orthodontie même si la croissance peut compliquer le repérage.

L’odontologie actuelle et les progrès de la prévention permettent de conserver les dents du plus grand nombre de patients des pays développés. Même s’il existe encore des situations d’édentements totaux, la plupart des actes de dentisterie concernent des bouches dentées. Cette situation aboutit naturellement à considérer que la situation maxillo-mandibulaire donnée par l’occlusion spontanée des dents doit, elle aussi, être sauvegardée. Elle doit servir de référence pour tous les soins et les travaux prothétiques. La position mandibulaire quand les dents sont en occlusion est appelée occlusion d’intercuspidie maximale. (OIM)

Cependant, les progrès de la dentisterie, de la médecine et de l’ostéopathie, nous ont appris, pour certains patients, que la position mandibulaire données par l’OIM pouvait être corrélée à des désordres musculo-squelettiques régionaux ou à distance,  ou même en être la cause. Dans ces cas qui semblent représenter une part non négligeable de la population, l’OIM ne peut plus être considérée, à priori, comme la position de référence mandibulaire.

Alors Quelle position mandibulaire?

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