ANTOON DE LAAT

 

Le ProfesseurAntoon DE LAAT, DDS, PhD, est responsable de la Clinique pour les Troubles Temporomandibulaires, mais aussi de l’enseignement de la physiologie et de la physiopathologie orales dans le département des sciences de la santé orale de l’Université Catholique de Leuven, en Belgique. Il est en charge des troubles temporomandibulaires et de la douleur orofaciale à temps plein. Son travail scientifique l’a conduit à écrire plus de 200 articles et résumés. Il a donné des conférences dans toute l’Europe, l’Amérique du Nord et du Sud, le Moyen et l’Extrême-Orient. Le Professeur De Laat a été ccordinateur associé du Journal of Orofacial Pain, de l’European Journal of Oral Sciences et du European Journal of Pain. Il est ancien président du groupe IADR / Neuroscience, de l’European Academy of Craniomandibular Disorders, et de la Société belge de la douleur. Il est aussi président fondateur du groupe d’intérêt spécial sur la douleur orofaciale de l’Association internationale pour l’étude de la douleur (IASP) où il a siégé au Conseil d’administrationet dont il a présidé le comité de recherche. Il est conservateur de la Société de Physiologie Orale et président de la Leuven Dental Alumni Society. Ses domaines de recherche sont la neurophysiologie du trijumeau, les réflexes de la mâchoire, la douleur orofaciale et les tests sensoriels quantitatifs. En 2009, il a reçu un doctorat honoris causa. à l’Université d’Aalborg, Danemark. Depuis 2011, il est directeur du département dentaire de l’hôpital universitaire de Leuven.

 

Résumé de son intervention:

Les plaintes concernant le sommeil sont habituelles chez la majorité des patients présentant des douleurs chroniques et la moitié des patients qui ont des insomnies souffrent de douleurs chroniques. Depuis des décennies, l’interaction entre le sommeil et la douleur a été étudiée et dans ces recherches, l’évaluation precise de la douleur et du sommeil est importante. Puisque le rapport subjectif des troubles du sommeil par les patients est souvent incorrect, la polysomnographie (PSG) est indiquée. Une relation causale entre le sommeil et la douleur est difficile à démontrer dans les deux sens. Le même problème existe avec le bruxisme et sa relation avec les douleurs de l’appareil manducateur. Au cours des années, le critère de diagnostic proposé, basé également sur la PSG et les recherches importantes ont essayé d’élucider le role étiologique potentiel des bruxismes du sommeil ou de l’éveil dans le développement de la douleur.
Cette conférence donnera un apercu des résultats obtenus, et illustrera le parallèle concernant l’organisation neurophysiologique qui s’intéresse à la douleur, au sommeil et au bruxisme