EMMANUEL D’INCAU

 

Docteur en chirurgie dentaire

Docteur d’Université en anthropologie biologique

Maître de Conférence des Universités-Praticien hospitalier (MCU-PH)

Faculté des Sciences Odontologiques

UMR 5199 PACEA

Université de Bordeaux

CHU de Bordeaux

Emmanuel d’Incau a obtenu son Doctorat de Chirurgie Dentaire (DDS) en 1998 à la Faculté des Sciences Odontologiques de Bordeaux. De 2002 à 2006, il a été assistant hospitalo-universitaire dans la sous-section de prothèses. Parallèlement, il a exercé une activité libérale jusqu’en 2012, date à laquelle il a obtenu son doctorat d’Université (en anthropologie biologique) et pris le poste de Maître de Conférences des Universités. Emmanuel d’Incau est actuellement actif sur trois fronts : il enseigne l’occlusion, les douleur orofaciales et la prothèse dentaire à la faculté des Sciences Odontologiques de Bordeaux. Il mène également des recherches sur l’usure dentaire et les compensations dento-alvéolaires dans les populations actuelles et passées (laboratoire PACEA – UMR 5199 du CNRS). Il travaille enfin à plein temps au CHU de Bordeaux où ses principales activités sont le traitement des patients présentant des ADAM, des troubles du sommeil (syndrome d’apnées du sommeil, bruxisme du sommeil, insomnie chronique, RGO, etc.) et/ou qui nécessitent réhabilitation prothétique complexe. De nombreuses publications nationales et internationales valorisent ces différents travaux.

 

Résumé de son intervention:

Différentes méthodes permettent de diagnostiquer le bruxisme du sommeil. Celles qui sont du domaine de la clinique sont souvent utilisées de manière empirique. La plupart des praticiens fondent en effet leur diagnostic sur la réponse positive à un questionnaire d’autoévaluation visant à mettre en évidence certains symptômes et un signe (les grincements dentaires) et/ou sur un examen clinique visant à mettre en évidence certains signes cliniques comme l’usure dentaire. Une telle démarche n’est cependant pas validée et des travaux complémentaires devront permettre d’affiner la qualité des critères diagnostiques de l’American Academy of Sleep Medicine (AASM) qui sont fondés sur cette même approche. Un regard critique doit également être porté sur les conclusions des nombreuses études qui utilisent ces critères cliniques. L’amélioration de certains outils d’enregistrement portatifs spécifiques est également souhaitable, bien que la validité de l’un d’entre eux (utilisant trois canaux) soit acceptable par rapport à la polysomnographie qui est encore considérée comme l’examen de référence (goldstandard). Cependant, au regard des récentes avancées de la recherche clinique et face au désaccord qui existe entre certains signes et symptômes cliniques et certains index objectifs (Sleep Bruxism Research Diagnostic Criteria – SB/RDC) déterminés lors d’une polysomnographie, une nouvelle stratégie de prise en charge du bruxisme du sommeil paraît nécessaire. Elle pourrait d’abord se focaliser sur les signes cliniques et la symptomatologie exprimée par les patients, puis dans certains cas spécifiques, la polysomnographie permettrait de prendre une décision quant à la conduite à tenir.