Alain VANHEUSDEN

 

Diplômes: Licencié en Sciences Dentaires

Docteur en Médecine Dentaire (PhD)

Expertises: Prothèse fixe, dentisterie esthétique et minimalement invasive

Fonctions hospitalo-universitaires: Professeur de Prothèse Fixe, Liège Université.

Chef du Service de Prothèse Fixe, Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Liège

 

Alain Vanheusden a obtenu son diplôme de licencié en sciences dentaires à Liège Université  en 1990.

De 1990 à 1999, il a complété sa formation post-graduate par un diplôme d’enseignement supérieur en réhabilitation orale et un autre en chirurgie et réhabilitation orale implantaire dans la même université.

En 1998, il obtient son diplôme de Docteur en Médecine Dentaire (PhD).

Il est responsable de l’enseignement du cours de prothèse fixe et impliqué dans plusieurs formations post-graduate (Certificat Universitaire de Compétence en Réhabilitation Orale (Liège Université), Diplôme d’Université en Implantologie Orale (Université de Corte, France), formations continuées consacrées à la dentisterie esthétique et minimalement invasive).

Sa pratique clinique est axée sur les restaurations de prothèse fixe sur dents naturelles et sur implants, l’esthétique et la dentisterie minimalement invasive. Il donne de nombreuses conférences à l’échelle nationale et internationale. Il est membre affilié de l’Académie Européenne de Dentisterie Esthétique et de diverses organisations scientifiques nationales et internationales. Il est l’auteur de plusieurs publications internationales.

 

Résumé de son intervention:

La fin du vingtième siècle s’est caractérisée par une diminution significative de la prévalence de la carie dentaire dans la plupart des pays de l’Union Européenne.

Paradoxalement, nous assistons, depuis plusieurs années, à une recrudescence des lésions d’usure dentaire d’origine non carieuse chez nos patients. Cette constatation peut d’une part s’expliquer par l’accroissement de la durée de vie moyenne des dents en général (soins plus performants et plus conservateurs, augmentation de l’espérance de vie des individus, …) et d’autre part, par certains aspects de notre société (stress, habitudes alimentaires, médications, …).

Les lésions d’attrition et d’érosion sont, sans aucun doute, les plus répandues et les plus agressives. Elles sont principalement à mettre en relation directe avec deux maux de notre société « dite » moderne : le stress (et le bruxisme qui y est souvent associé) et la consommation excessive de sodas dont le caractère érosif n’est plus à démontrer.

A un stade avancé, elles sont encore parfois traitées à l’aide de restaurations périphériques conventionnelles de type couronnes. Ce choix va cependant à l’encontre des principes d’économie tissulaire puisqu’il s’accompagne inéluctablement d’une réduction supplémentaire des tissus dentaires résiduels, de fréquentes pulpectomies, de restaurations à ancrage corono-radiculaire et d’allongements coronaires chirurgicaux compensant le manque de rétention et de stabilité des piliers.

Aujourd’hui pourtant, grâce à l’amélioration continue de l’efficacité des protocoles de collage amélo-dentinaire et à la meilleure connaissance des biomatériaux prothétiques, certaines approches thérapeutiques rationnelles, fiables et peu invasives peuvent souvent être proposées. Le but de cet exposé est de présenter, étape par étape, un protocole de traitement  basé sur la réalisation de restaurations prothétiques partielles collées, tant sur les dents antérieures que postérieures.